KangaliIl était une fois, un animal de la forêt qui s'appelait Odjama. Odjama aimait beaucoup la lutte traditionnelle. Sa mère clbertine organisait ses combats avec les autres animaux. Un jour, clbertine remplit la cour de beaucoup de gens. Et à chaque fois qu'Odjama devait lutter, sa mère se mettait devant le tambour de bois, le Nkule, et jouait.
L'éléphant se leva le premier et dit : « comme je suis bien gros, je vais aller lutter avec ce petit animal. Une petite chose comme ça ne peut pas me dépasser ! ». Et le voici devant Odjama.
Vous qui écoutez, vous répondrez : « Kangali ! »
L'éléphant attrape Odjama et ils commencent la mêlée. Sa mère se met alors au tambour et lance l'appel en disant :
c Kangali é — Kangali [bis]
Zogo a tebe assi — Kangali
c ké foro Odjama mó — Kangali
L'orphelinIl était une fois, deux frères qui étaient nés de même mère. Un des frères meurt et laisse derrière lui un orphelin. L'autre frère, qui lui avait déjà beaucoup d'enfants, adopte l'orphelin.
Un jour, tous les enfants de la maison décident d'aller à la pêche. Ils arrivent près de la rivière pour pêcher. Un des enfants qui avait son père trouve alors une pierre d'or. Il la montre à tous ses frères. Et l'orphelin arrive et demande à ce qu'on lui montre aussi, puisqu'il n'en avait jamais vu. Il lui montre la pierre et la pierre tombe dans rivière et se perd !
Les autres enfants rentrent en pleurant chez eux et vont dire à leur mère : « on a trouvé une pierre d'or et cet orphelin l'a perdue ! » Ils se mettent alors à battre l'orphelin. Et ils lui demandent de ne plus rentrer chez eux !
Quand ils arrêtent de le battre, l'orphelin s'en va marcher le long de la rivière. Cette rivière s'appelle Yome.
Il marche le long la rivière en pleurant :
Ma bete é osso osse
Ma sousse é osso osse
Les septs soeurs et le balUn jour, un homme épouse une femme. Ils ont ensemble sept filles. La femme se sent très proche des deux premières filles. Quand à l'homme, il passe tous les souhaits de sa cadette, alors qu'il n'écoute pas ses premières filles. L'homme interdit à ses fille d'aller de l'autre côté de la rive pour aller au bal.
Un soir, les sœurs se décident d'aller au bal et l'aînée va même demander à son père la permission d'y aller. Le père lui répond : « pas du tout ! » Une autre sœur part alors demander, à son tour, la permission d'y aller. Le père répond encore : « pas du tout ! »
Les sœurs se décident de réveiller la cadette et de lui dire d'aller demander au père. clors la cadette dit à son père : « ah, papa, je vais aller au bal ! Nous allons au bal ! » Son père lui répond : « heureusement que c'est toi qui viens me le dire ! Sinon, vous ne feriez pas un pas. »
clors les filles se préparent avec de somptueux habits et de belles chaussures. Les filles, ainsi apprêtées, traversent la rivière avec leur père sur la barque et arrivent au bal. La nuit est très rythmée par la musique du bal. Et les filles dansent.
Elles portent tous les noms des bananes : la plus grande s'appelle cmongo Ikouane; la cadette s'appelle Ilari Ikouane; si vous connaissez les noms de toutes les bananes, vous pouvez imaginer leurs noms...
Les sœurs font une ronde et dansent entre elles. Et lorsqu'un jeune homme arrive, elles partent s'asseoir sur leurs chaises. Le bal bat son plein. Les sœurs s'étonnent de ne plus voir leur sœur ainée cmongo Ikouane. Elle a disparu avec un jeune homme. Ilari Ikouane dit alors vu sa sœur partir avec ce jeune homme. Les autres sœurs s'étonnent et ont peur de la réaction de leur père.
Le jour se lève et cmongo Ikouane arrive enfin. Une des sœurs lui demande : « mais d'où viens tu ? » Elle lui répond : « ne me dérange pas ! Je viens d'où...? Hmmm ». Elles lui disent : « attention à papa demain ! »
Elles se mettent en route et leur père arrive pour les faire traverser avec une corde. On demande à l'ainée de passer la corde pour traverser. Elle répond : « allez-y vous d'abord ! » Et la première part. [Vous qui écoutez, vous répondrez : « ndendong i woulouga vale ndedong »]